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La tournée des Oubliés

Campagne d'impact documentaire

Les oubliés de l'atome

Un film de Suliane Favennec

Produit par Little Big Story

Le résumé

 

De 1950 à 1990, la France, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lâché des centaines de bombes nucléaires sur les îles du Pacifique. Au prix du sacrifice des populations locales. Chaque pays joue la montre et espère la disparition silencieuse des victimes de la première génération. Mais l’atome laisse plus de traces que prévu. Des anomalies génétiques et des pathologies apparaissent chez les nouvelles générations. Celles-ci répliquent et prennent leur destin en main.

Les oubliés de l'atome : plus qu'un film, un relai, une tribune

L’équipe du film a souhaité développer une campagne d’impact, en collaboration avec ICAN France (Campagne internationale pour abolir les Armes Nucléaires).

 

L’objectif : présenter, faire avancer la réflexion et porter à la connaissance de tous la situation actuelle des victimes des armes nucléaires de la France.

L’idée est d'interpeller citoyens et élu.e.s et de faire bouger les lignes pour que les victimes ne restent pas dans l’oubli.

Diffusé au sein des institutions décisionnaires, des lieux de transmission du savoir ou des associations humanitaires, « Les oubliés de l’atome » devient le relai de la parole des victimes, une tribune pour celles et ceux que l’on entend trop peu.

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Synopsis

« Est-ce que j’aurais transmis la maladie à ma fille ? » Cette question, Raphaël se la pose depuis qu’un pédopsychiatre a détecté chez sa fille une anomalie génétique à l’origine de son trouble envahissant du développement. La maladie est une histoire de famille. Elle remonte au grand-père, ancien travailleur du centre d’expérimentation du Pacifique. Elle s’est perpétuée avec lui, victime d’un cancer de l’os à 22 ans. Aujourd’hui, elle touche sa fille…

 

De 1966 à 1996, la France a fait exploser 193 bombes en Polynésie française. Depuis, les maladies pleuvent sur les Polynésiens. En 2018, le pédopsychiatre Christian Sueur publie un rapport résumant ses dix années de travail sur le territoire. Ce qu’il relève est inquiétant : le nucléaire est le point de départ d’une série de pathologies sur plusieurs générations.

 

À 100 kilomètres des lieux des tirs, sur l’île de Tureia, les militaires ont laissé quelques traces de leur passage. Les bombes, elles, ont légué un héritage : des maladies qui touchent les survivants et leurs descendants. Mensonges, mépris, manipulations… L’État français a longtemps nié les effets de la bombe sur ces populations avant de finir par mettre en place un processus d’indemnisation. Des indemnisations aléatoires et souvent freinées par un système complexe, des indemnisations destinées aux vétérans et qui écartent les descendants.

Comment reconnaître aujourd’hui ces pathologies qui touchent désormais les enfants ? C’est le combat d’une nouvelle génération en lutte dans toute l’Océanie. À Tahiti, Hina, atteinte d’une leucémie, s’est engagée dans le militantisme anti-nucléaire pour faire (re)connaître la situation préoccupante de son peuple. À des dizaines de milliers de kilomètres de là, aux îles Marshall, une autre jeune femme mène aussi cette bataille. Ariana a 25 ans, ses grands-parents sont des survivants du nucléaire. Les États-Unis ont fait exploser des dizaines de bombes près de son île. Population évacuée, apparition de maladies et malformations, les dégâts collatéraux sont importants et immuables. Une situation qui rappelle celle des Polynésiens…

 

Quand s’arrêteront les effets des bombardements ? Quel est l’avenir pour les nouvelles générations ? Les grands pays du nucléaire sont-ils prêts à payer ? Poussés par leur conviction et aidés par des personnalités politiques et scientifiques, les enfants et les petits-enfants de l’atome répliquent contre ces grandes nations.

Speakers
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La campagne d'impact

Faire bouger les lignes

 

Dans ce contexte international, l’équipe du film a souhaité développer une campagne d’impact, en collaboration avec ICAN France (organisation prix Nobel de la Paix 2017). L’objectif : présenter, faire avancer la réflexion et porter à la connaissance de tous la situation actuelle des victimes des armes nucléaires de la France. L’idée est d'interpeller citoyens et élu.e.s et de faire bouger les lignes pour que les victimes ne restent pas dans l’oubli.

Cette campagne d’impact vient donner un second souffle au film documentaire pour le transformer en un véritable levier du changement et instrument politique.

Un relai, une tribune

 

Organisées au sein des institutions décisionnaires, des lieux de transmission du savoir ou des associations humanitaires, les projections-débat créent l’opportunité de rencontres et de discussions éclairées. Elles permettent aussi de mettre en lumière le pouvoir des images et la force du cinéma documentaire. Cette force qui permet de déclencher une prise de conscience collective, qui contribue aux transformations sociétales.

 

Ainsi diffusé, « Les oubliés de l’atome » devient le relai de la parole des victimes, une tribune pour celles et ceux que l’on entend trop peu.

Le nucléaire est au centre des attentions internationales. Le traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) est entré en vigueur en 2021, signés par un nombre important d’États désireux d’éliminer définitivement cette menace. Le secrétaire général de l’ONU a d’ailleurs appelé “tous les États Membres à se rallier à cette cause essentielle” du désarmement pour, dit-il, nous “éloigner du précipice atomique”.

 

01.

À destination du ministère des Affaires étrangères

Indiquer sa participation comme État observateur à la seconde réunion des États parties au TIAN (27 novembre -1er décembre 2023) qui se déroulera au siège des Nations unies à New York ;

02.

À destination du ministère de la Santé

Engager une réflexion sur l’ajout de nouvelles maladies à la liste actuelle recensée par la loi Morin, notamment en raison de l’existence d’un plus grand nombre de maladies dans les législations des États-Unis et du Royaume Uni ;

Demander un observatoire de la statistique des pathologies en Polynésie.

03.

À destination des parlementaires

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques devrait se saisir de la question à travers un rapport concernant les risques pour les nouvelles générations vivant en Polynésie de devenir des victimes des essais nucléaires;

La Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire devrait se saisir des sujets concernant à la fois sur l’évaluation des risques liés aux déchets nucléaires qui ont été jetés à proximité des atolls de Moruroa (deux sites) et de Hao (un site) et de celui concernant le risque de pollution pour l’environnement et les populations locales qu’entrainerait l’affaissement de l’atoll de Moruroa ;

04.

À destination de la société civile

Être présent aux côtés de ICAN France et des ONG (Greenpeace, Amnesty International...) et associations pour éveiller les consciences des populations ;

Éduquer et informer la jeunesse à travers des diffusions auprès des lycées et des universités pour éclairer sur le sujet « arme nucléaire » à travers un angle humanitaire ; 

Permettre aux populations victimes des essais nucléaires français, américains, britanniques et russes de se mettre en contact dans l’objectif d’une coopération internationale.

Objectifs

Organiser une projection-débat

La projection

Little Big Story met à disposition des institutions, des ONG, des associations, des écoles et des universités : 

Les Oubliés de l'atome de Suliane Favennec 

Fichier MP4 projetable depuis un ordinateur, via un vidéo/rétroprojecteur - disponible en version française, et  en version sous-titrée en anglais.

Le matériel de communication autour du film et de l'événement : affiche, bande-annonce, dossier de presse, images du film...

Le débat

Les projections peuvent être suivies d'un débat en présence d'intervenant.es expert.es, et/ou de militant.es anti-nucléaire et/ou de la réalisatrice. 

Les intervenant.es peuvent se rendre disponibles en présentiel et/ou en visioconférences.

       

    Suliane Favennec, la réalisatrice

    Jean-Marie Collin, directeur d'ICAN France

 

Les personnages du film : 

    Hina Cross, élue à l'Assemblée polynésienne et militante anti-nucléaire

    Astrid Hoffman, militante anti-nucléaire

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La tournée des Oubliés

LES PROJECTIONS À VENIR

Musée d'Art Moderne Rio de Janeiro

25/05/24 au 01/06/24

Documentarist Istanbul Film Festival

08/06/2023 au 13/06/2023

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Les intervenant.es

“Je me suis engagée en politique pour avoir plus de moyens en tant que militante. J’ai compris que le militantisme, c’est beaucoup de discours mais pas assez d’outils pour faire avancer les choses (...) En m’engageant en politique, j’ai pu faire adhérer notre assemblée au Traité d’abolition des armes nucléaires. (...) Je me bats aujourd’hui aux côtés de l’ICAN pour pousser les États à reconnaître ce traité et mettre un peu d’humanité dans le militantisme anti-nucléaire." - Hinamoeura Cross, élue à l'Assemblée polynésienne et militante anti-nucléaire

Pour organiser votre projection-débat, contactez-nous 

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